Etude Barracuda: Les équipes cyber sous pression  l’IA révèle des pénuries de compétences et entraîne une réduction des effectifs

Etude Barracuda: Les équipes cyber sous pression l’IA révèle des pénuries de compétences et entraîne une réduction des effectifs

Une nouvelle étude Barracuda révèle qu’une grande majorité (68 %) des équipes cybersécurité font face à des lacunes de compétences liées à l’IA, et une baisse des effectifs de sécurité associée à l’IA pour plus de la moitié d’entre elles (56%)

En France, des équipes légèrement moins touchées par certaines pénuries, mais davantage en difficulté pour passer à une approche proactive

En France, 96 % des répondants déclarent des lacunes de compétences en cybersécurité, contre 94 % au niveau mondial. Les lacunes liées aux risques associés à l’IA concernent 64 % des répondants français, contre 68 % au niveau mondial, tandis que les menaces avancées visant les identités et le phishing sont citées par 62 %, contre 67 % dans l’ensemble de l’échantillon. En revanche, 71 % des répondants français déclarent que leurs équipes sont sous pression et peinent à monter en charge, contre 67 % au niveau mondial. Surtout, 4 sondés sur 10 (40 %) indiquent ne pouvoir protéger son entreprise que de manière réactive, contre un peu moins d’un tiers (32 %) au niveau mondial.

« Ces résultats montrent que l’impact de l’IA transforme le paysage de la cybersécurité plus vite que nombre d’équipes de sécurité ne peuvent développer les compétences, la visibilité et la gouvernance nécessaires », déclare Siroui Mushegian, Senior Vice President et Chief Information Officer de Barracuda. « Les organisations doivent repenser leurs équipes de sécurité en associant la puissance de l’IA et de l’automatisation à l’expertise humaine, au discernement et à la visibilité. Nous devons développer ces compétences essentielles chez la prochaine génération de professionnels de la cybersécurité, en créant de nouvelles voies de développement et des opportunités d’expérience pratique. »

L’IA transforme les rôles, sans supprimer le besoin de personnel

La plupart des organisations mondiales (79 %) déclarent que l’IA a déjà une incidence sur les rôles ou les effectifs de sécurité. Plus de la moitié (56 %) ont connu une réduction des effectifs professionnels liée à l’IA, répartie à parts égales entre les postes débutants et les postes plus expérimentés.

En France, près de 8 répondants sur 10 (78 %) déclarent que l’IA a eu un impact sur les effectifs ou les rôles de cybersécurité au sein de leur entreprise. Plus de la moitié (52 %) ont été affectés par une réduction des effectifs.

Dans le même temps, les organisations continuent de s’appuyer sur l’expertise humaine pour les décisions critiques. Plus des deux tiers (69 %) utilisent un modèle de prise de décision partagé pour la réponse aux incidents : l’IA contribue à l’investigation et à l’analyse, tandis que les personnes restent responsables du contexte, du discernement et des décisions finales. En France, cette approche est citée par 66 % des répondants.

Repenser les carrières de la cybersécurité

Alors que les organisations déploient des outils de sécurité consolidés et que l’IA prend en charge des activités plus routinières d’analyse et de réponse, les rôles humains évoluent vers l’investigation des menaces, la conduite des incidents, la gouvernance de l’automatisation et la gestion des risques métiers.

Plus de la moitié (56 %) des organisations interrogées déclarent avoir besoin de compétences et d’expertise supplémentaires en réponse aux incidents, en prise de décision sous pression et en gestion des risques. Ces pénuries pourraient s’aggraver si les organisations qui automatisent les activités des postes débutants ne mettent pas en place de parcours de développement clairs pour les nouveaux professionnels de la cybersécurité.

La définition d’un professionnel senior de la sécurité s’élargit également. L’expertise technique reste indispensable, mais elle doit de plus en plus s’accompagner d’une culture de l’IA, de connaissances en sécurité des identités, d’une compréhension des enjeux de gouvernance et de solides compétences de communication, alors que la cybersécurité devient un sujet stratégique au niveau des conseils d’administration. Six organisations françaises sur dix (60 %) font état de besoins en compétences de leadership stratégique de la sécurité, notamment en gouvernance de l’IA et en capacité à traduire le risque technique en impact métier.

Méthodologie

Barracuda a confié à l’institut de recherche indépendant Arlington Research une enquête auprès de 2 000 décideurs IT et sécurité de niveau intermédiaire à senior, au sein d’organisations comptant de 100 à 2 000 employés. Les répondants représentaient un large éventail de secteurs aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, dans la région DACH (Allemagne, Autriche et Suisse), au Benelux (Belgique, Pays-Bas et Luxembourg), dans les pays nordiques (Danemark, Finlande, Norvège et Suède), ainsi qu’en Australie, en Inde et au Japon. L’échantillon comprenait 200 répondants en France. L’étude porte sur les difficultés rencontrées en matière de compétences et de capacités de sécurité au cours des 12 mois précédents. L’étude a été réalisée du 15 au 28 juin 2026.

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