
Cato Networks veut déplacer le SOC de l’investigation vers la prévention automatisée
Avec Agentic Threat Prevention, Cato Networks automatise une partie de l’analyse qui précède la compromission. L’objectif est de réduire la dépendance à des investigations manuelles devenues trop lentes face à des attaques assistées par l’IA.
Le fonctionnement traditionnel des opérations de sécurité repose largement sur une logique réactive. Une alerte est générée, analysée puis qualifiée avant qu’une décision ne soit prise. L’accélération des attaques assistées par l’IA remet cette séquence sous pression. Selon Cato Networks, les attaquants peuvent désormais analyser de très nombreux environnements, adapter leurs chaînes d’attaque et transformer une vulnérabilité en exploit en quelques heures. Dans ces conditions, l’investigation humaine risque d’intervenir alors que l’attaque a déjà franchi plusieurs étapes.
« Une attaque complète peut prendre moins de temps que l’investigation d’une seule alerte », souligne Frank Dickson, Group Vice President chez IDC.
Automatiser une partie du travail effectué en amont
Agentic Threat Prevention déploie des agents autonomes chargés d’exploiter la télémétrie réseau et sécurité ainsi que les renseignements sur les menaces afin d’évaluer les risques présents dans l’environnement. Le principe consiste à automatiser une partie du travail d’analyse avant l’apparition d’une compromission. Les agents confrontent les informations disponibles, recherchent les faiblesses exploitables et déterminent les protections à appliquer.
Les équipes de sécurité ne sont alors plus obligées d’attendre qu’une succession d’alertes révèle qu’un scénario est en cours d’exécution.
Recentrer les équipes sur les arbitrages
Cette automatisation ne signifie pas la disparition des analystes. Elle déplace leur rôle vers la supervision, l’évaluation des risques et les décisions qui nécessitent une connaissance du contexte métier. L’enjeu est surtout de réduire le temps consacré aux opérations répétitives lorsque la vitesse de l’attaque dépasse celle d’une investigation classique.
Cato Networks entend ainsi faire évoluer la boucle opérationnelle du SOC : plutôt que d’utiliser l’automatisation uniquement pour traiter plus rapidement les alertes, elle doit contribuer à réduire le nombre de scénarios qui atteignent le stade de l’incident.


